Si la mémoire sélective devient une discipline olympique, Marc Pena, député et prétendant à la mairie d’Aix-en-Provence, semble bien décidé à décrocher l’or.
On se souvient de sa dénonciation vigoureuse de l’antisémitisme après l’attentat de Sydney. Position louable, évidemment. Sauf que certains avaient alors rappelé qu’il avait auparavant soutenu l’idée de faire de Salah Hamouri un "citoyen d’honneur" de la ville (>> voir notre article) - initiative qui avait suscité une vive controverse en raison des accusations et soupçons entourant son parcours et de ses liens allégués avec le FPLP, organisation classée terroriste par l’Union européenne.
Car M. Pena est membre du Parti socialiste, lui-même présent au sein du « Collectif aixois contre les idées et les violences de l’extrême droite ». Un collectif qui, il y a quelques mois à peine, affichait publiquement son soutien à la Jeune Garde (>> voir notre article), mouvement alors entouré de controverses et dissous par le ministre de l’Intérieur pour des faits de violences.
Simple étourderie ? Amnésie sélective ? Trouble passager de la cohérence idéologique ?
On serait tenté d’accorder le bénéfice du doute… si l’on ne retrouvait pas M. Pena, le 6 octobre dernier, en tête de proue d’une manifestation organisée par ce même collectif devant la salle du 6MIC, pour protester contre la tenue d’un gala de la "Nuit du Bien Commun". Puis à nouveau le 16 novembre contre le spectacle "La dame de Pierre". Difficile, dans ces conditions, de plaider l’ignorance distraite.
Résumons : indignation d’un côté, proximité militante de l’autre. Condamnation publique aujourd’hui, fréquentations embarrassantes hier. Le grand écart est devenu figure imposée.
N
ouvel épisode en date de l’indignation. Solennelle. Vibrante. Impeccablement calibrée. Après le meurtre de Quentin Deranque, le député a dénoncé le crime avec la gravité qu’impose la circonstance. Très bien. Sauf que, comme souvent en politique, le problème n’est pas ce qu’on dit — mais ce qu’on omet.On se souvient de sa dénonciation vigoureuse de l’antisémitisme après l’attentat de Sydney. Position louable, évidemment. Sauf que certains avaient alors rappelé qu’il avait auparavant soutenu l’idée de faire de Salah Hamouri un "citoyen d’honneur" de la ville (>> voir notre article) - initiative qui avait suscité une vive controverse en raison des accusations et soupçons entourant son parcours et de ses liens allégués avec le FPLP, organisation classée terroriste par l’Union européenne.
Car M. Pena est membre du Parti socialiste, lui-même présent au sein du « Collectif aixois contre les idées et les violences de l’extrême droite ». Un collectif qui, il y a quelques mois à peine, affichait publiquement son soutien à la Jeune Garde (>> voir notre article), mouvement alors entouré de controverses et dissous par le ministre de l’Intérieur pour des faits de violences.
Simple étourderie ? Amnésie sélective ? Trouble passager de la cohérence idéologique ?
On serait tenté d’accorder le bénéfice du doute… si l’on ne retrouvait pas M. Pena, le 6 octobre dernier, en tête de proue d’une manifestation organisée par ce même collectif devant la salle du 6MIC, pour protester contre la tenue d’un gala de la "Nuit du Bien Commun". Puis à nouveau le 16 novembre contre le spectacle "La dame de Pierre". Difficile, dans ces conditions, de plaider l’ignorance distraite.
Résumons : indignation d’un côté, proximité militante de l’autre. Condamnation publique aujourd’hui, fréquentations embarrassantes hier. Le grand écart est devenu figure imposée.
En politique, chacun a droit à l’évolution. Mais encore faut-il qu’elle ressemble à une ligne, et non à un zigzag opportuniste.



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