Parc Pena, grande conscience internationale… à géométrie variable



Il y a au moins une vertu à l’actualité internationale : elle révèle les vrais visages. Celui du candidat de la gauche à la mairie d’Aix n’y échappe pas. Dommage qu’on n’ait pas droit à cette transparence sur les problèmes aixois — mais après tout, c’est lui qui a ouvert la boîte de Pandore en se rêvant en grand justicier du monde, toujours prompt à tweeter sur la Palestine, hier encore pour venir au secours de Nicolás Maduro.


C

ar pendant que Parc Pena dégainait son clavier pour s’indigner au nom du « droit international » quatre petites heures après l’arrestation du dictateur vénézuélien (tweeté à 14h40, pour une capture intervenue vers 10h21), un autre drame, bien plus sanglant, se déroulait dans un silence assourdissant… le sien.

Cela fait pourtant cinq jours que des milliers d’Iraniens sont massacrés dans les rues pour avoir osé demander la fin d’une dictature théocratique. Mais sur les réseaux de M. Pena ? Rien. Pas un mot. Pas un tweet. Pas une indignation. Le vide absolu.

Curieux, pour quelqu’un qui, pendant deux ans, n’a cessé de dénoncer l’intervention israélienne contre le Hamas, allant jusqu’à qualifier l’opération d’« horreur » dans un tweet du 26 mai 2025. On se disait naïvement que le droit international, la protection des civils et la défense des peuples opprimés étaient des principes universels. Visiblement, ils sont surtout sélectifs.

À moins que, dans l’univers moral de Parc Pena, le régime iranien bénéficie d’un totem d’immunité. Peut-être par crainte qu’une partie de son électorat n’y voie un soupçon d’« islamophobie » s’il osait critiquer une dictature… musulmane. Après tout, la révolution islamiste de 1979 fut longtemps regardée par une partie de la gauche française comme un romantique sursaut anti-impérialiste.

Aujourd’hui encore, certains semblent incapables d’admettre qu’un régime théocratique peut être à la fois religieux et tyrannique.

Mais qu’on se rassure : Parc Pena continuera de tweeter avec passion… tant que les victimes sont politiquement compatibles.

Article par Jibril Riqueti

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