Programme de la gauche à Aix : on rase gratis !

Sous des airs de modernité bienveillante, le candidat nous sert un programme qui ressemble furieusement à une réédition locale de l’extrême gauche, maquillée en progressisme municipal. Décryptage, sans anesthésie.



Faire oublier son passé d’extrême gauche


Marc Pena attaque « les Joissains en place depuis 25 ans » et se pose en rempart contre « l’extrême droite ». C’est presque touchant. Sauf qu’il oublie un détail : son propre parcours militant, ancré à gauche depuis la fin du siècle dernier. Trente-sept ans d’engagement idéologique, ce n’est plus du renouveau, c’est de la pierre de taille politique.

Quant à l’amalgame grossier entre majorité municipale et extrême droite, il est d’autant plus gonflé que sa carrière élective récente doit beaucoup à l’extrême gauche. La mémoire sélective n’est pas un projet politique, juste une technique de campagne.

Freiner l’attractivité touristique d’Aix

Quand Marc Pena décrit Aix comme « une ville vitrine qui a fait de ses habitants des figurants », il oublie l’essentiel : la vitrine fait vivre la maison.

Le tourisme, à Aix, ce sont des emplois, des commerces, des recettes fiscales, une économie locale dynamique. Supprimer l’attractivité au nom d’un ressentiment idéologique, c’est scier la branche sur laquelle la ville est assise. Sans touristes, il ne reste pas une cité libérée, mais une caisse vide.

D'avantage de logements sociaux, réquisition : le retour du soviétisme

Le triptyque est connu : encore plus de logements sociaux, traque des locations privées type Airbnb, réquisition des logements vides.

Traduction : précarisation accélérée du centre-ville, fuite des classes moyennes, déséquilibre urbain.

La réquisition, quant à elle, relève d’un imaginaire très clair : la propriété privée comme anomalie morale. On n’est plus à Aix-en-Provence, on flirte avec les manuels d’urbanisme de la Corée du Nord.

+ de services publics… donc + d’impôts

« Développer le service public », dit Marc Pena, comme on dirait « il fera beau demain ». Problème : le budget municipal est déjà sous tension.

À moins d’avoir découvert une source d’or sous le cours Mirabeau, développer les services publics signifie augmenter la fiscalité locale. Le reste n’est que poésie électorale. À ce stade, ce n’est plus un programme, c’est une promesse à découvert.

Une mutuelle municipale ou la démagogie pure

« Une mutuelle municipale, qui manque tant ». Question simple : avec quel argent ?

Dans un contexte économique tendu, promettre une nouvelle dépense structurelle sans financement clair relève de la démagogie la plus classique. Celle qui flatte aujourd’hui et facture demain.

Police et “lien différent” : le sous-texte qui inquiète

Quand Marc Pena évoque la nécessité de « remettre en place un lien différent entre la population et les policiers », le flou n’est pas innocent. Dans la dialectique actuelle de l’extrême gauche, le raisonnement est connu : police = racisme = violence = police tue.

À force de sous-entendus, on finit par dire les choses sans les assumer. Aix mérite mieux qu’un discours ambigu sur ceux qui assurent sa sécurité.

Le “modèle de la démocratie locale” : une vieille rengaine

Dernier grand classique : Aix en « modèle de démocratie locale ». Une expression qui sent bon la “démocratie populaire” qu'on retrouve dans les intitulés de nombreux pays bien connus.

Conclusion

Marc Pena ne propose pas un projet pour Aix, mais une grille de lecture idéologique appliquée à une ville qui fonctionne, attire, rayonne. Sous couvert de justice sociale, il offre plus d’impôts, plus de contraintes, moins d’attractivité, moins de liberté.

À Aix, on aime l’histoire, l’art, la nuance. Le communisme municipal repeint en progressisme n’en fait pas partie.

Article par Jibril Riqueti

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